Investir dans la pierre est la solution la plus sûre et la plus rentable. Avec la chute des crédits immobiliers, vous avez plus de possibilités de placement à moindre coût. De nos jours, les investissements dans l’immobilier peuvent se décliner en plusieurs sortes. Il ne reste plus alors qu’à trouver l’investissement qu’il vous faut dans ce capharnaüm de choix.

Acheter pour devenir propriétaire : classique, mais efficace

Qui dit investissement immobilier entend la plupart du temps « accession à la propriété ».  C’est une démarche des plus classiques. Mais elle a l’avantage d’être sûre et facile. Elle est d’ailleurs à la portée des jeunes.

  • Les avantages d’être propriétaire

Être propriétaire aura au moins le mérite de vous émanciper des contrats de bail et des loyers pour le moins exorbitants pratiqués par certains bailleurs. Vous réduirez les dépenses mensuelles et optimiserez votre pouvoir d’achat.

En outre, avoir son propre patrimoine immobilier ouvre les portes à plus de prestations bancaires. Par exemple, pour votre prochain prêt, vous pourriez opter pour une hypothèque. De quoi vous permettre de négocier un meilleur tarif pour votre contrat de crédit.

Selon la loi sur la propriété, en tant que propriétaire, vous avez le droit d’user et d’abuser de votre patrimoine comme bon vous semble. Vous pouvez le prêter, le louer, y habiter, y exercer une activité professionnelle, etc. Le tout sans rendre de compte à qui que ce soit.

  • Un crédit spécifique pour les nouveaux propriétaires

Pour ceux et celles qui accèdent pour la première fois à la propriété, il existe un crédit spécifique pour vous, proposé par les banques. C’est le prêt « primo-accédant ». Un taux revu à la baisse, des mensualités appropriées à des revenus modiques : cette prestation bancaire s’adresse surtout aux jeunes et même sans apport.

Pour y prétendre, vous devez simplement remplir un formulaire en ligne et envoyer les justificatifs via une agence de courtier. On parle bien évidemment des certificats de résidence, des fiches de paie et de la promesse de vente, etc.

  • Choisir le bon bien

Choisir le bon bien à acheter s’avère plus facile quand on investit pour soi. Ce n’est pas le cas si on compte le mettre en location l’immeuble. Les critères de sélection en ce sens vous seront donnés ultérieurement.

Néanmoins, peu importe l’objectif de l’investissement, vous devez comparer à bon escient toutes les offres pour espérer trouver le meilleur placement à faire. Emplacement du bien, cadre et environnement, année de construction, état des lieux, taille et caractéristiques physiques : tous les détails doivent être pris en compte. Il ne faut pas uniquement s’attarder sur les DPE.

Il faut aussi savoir que le prix du m2 varie d’une région à une autre en France. Paris, par exemple, n’attire plus vraiment les investisseurs à cause de la tension qui sévit de plus en plus dans la bulle immobilière.

  • Quelques revers de la médaille

Attention cependant, acheter pour devenir propriétaire peut présenter quelques inconvénients. Par exemple, des recherches ont prouvé que devenir propriétaire coutait plus cher sur le long terme que de louer. Dans la location, on n’a pas de dépense à faire pour l’entretien de l’immeuble. Ce sera de la prérogative du propriétaire.

En outre, si vous achetez via un crédit immobilier, vous risquez toujours un surendettement.

De plus, pour rentabiliser le bien, il faudra patienter des années. Il s’agit d’un investissement sur le long terme. Quand bien même votre patrimoine prendrait de la valeur, ce ne sera pas en liquide à moins de mettre en vente ce dernier.

Les investissements locatifs : quels sont les avantages et comment faire ?

Dans la liste des meilleurs placements immobiliers à faire, les investissements locatifs l’emportent. Séniors, trentenaires, voire des emprunteurs plus jeunes sont nombreux à s’être laisser tentés par ce genre d’opportunité.

  • Des bénéfices rapides

Comme son nom l’indique, les investissements locatifs consistent à acheter un bien que vous allez mettre en location. Les bénéfices sont évidents. Vous allez pouvoir toucher des loyers mensuels. Ce qui est plus rapide que de laisser dormir son placement pour espérer une plus-value à la revente.

Mais attention, si vous avez envie de vous lancer dans ce genre d’investissement immobilier, sachez que tous les biens ne sont pas rentables. Il faut trouver un immeuble moderne et confort, profitant de toutes les infrastructures nécessaires afin de garantir le confort des futurs locataires.

  • Des dispositifs d’abattement fiscal

Les bénéfices financiers des investissements locatifs sont d’autant plus importants qu’ils profitent de plusieurs dispositifs d’abattement fiscal. Soutenus par les autorités en place, afin de pallier justement à la crise du logement en France, les investissements locatifs vous ouvrent droit à une réduction de vos participations sociales de près de 30 000 euros sur 9 ans.

Pour investir en loi Pinel, comme dans les autres lois de réduction pour la réduction fiscale, vous devez cependant remplir quelques critères : un bien situé en zone encombrée, mise en location pour 9 ans minimum, et ce, sans condition de revenus, et respectant les normes du logement descentes.

Pour savoir si tel ou tel bien est éligible, il y a des questionnaires gratuits à remplir sur certaines plateformes dédiées.

Une fois le délai de 9 ans passés, vous pouvez récupérer votre bien : l’utiliser pour vos besoins personnels ou continuer la mise en location. Mais attention, vous ne pouvez plus prétendre à une réduction fiscale dans le second cas.

Les SCPI : une tendance depuis quelques années

Les SCPI sont également de bonnes alternatives en matière d’investissement immobilier :

  • Des bénéfices de 4 % brut annuel

Les investisseurs se sont laissé convaincre surtout par l’appât du gain. En effet, les SCPI sont, semble-t-il, les placements immobiliers les plus rentables du moment. Vous pouvez y toucher 4 % de revenu brut annuel en moyenne.

Attention cependant, ces revenus ne sont possibles que si vous choisissez à bon escient votre SCPI. Les agences de placement doté de plusieurs années d’expérience et profitant d’une belle réputation sur le marché sont à privilégier.

  • Un placement à moindre risque

Les SCPI ou Société Civile de Placement Immobilier propose des investissements à risques contrôlés. Ici, vous n’achetez pas un bien dans sa totalité. Vous ne vous engagez que sur une partie de ce dernier. Vous êtes en quelque sorte un copropriétaire.

Et en tant que tel, vous réduisez les sommes que vous allez investir. Au lieu d’une centaine de milliers d’euros pour devenir propriétaire, vous vous engagez sur 7 à 10 quotes-parts pour quelques centaines d’euros. À cela peuvent venir s’ajouter des frais de souscription qui varie d’une SCPI à une autre.

Il importe de souligner qu’en matière de SCPI, plus vous investissez, plus gagnerez de l’argent. Comme plusieurs investisseurs s’engagent sur un même bien, vous minimisez les risques de faillite personnelle.

  • Une gestion facile des placements

Plus communément appelés « pierre papier », les investissements en SCPI ont l’avantage d’être pratique. En achetant une partie d’un bien, vous n’êtes propriétaire que sur le papier. Dit autrement, vous n’aurez pas à vous charger des différentes demandes et plaintes venant des locataires.

L’entretien des lieux, la réparation des infrastructures et le règlement des conflits concernent uniquement les SCPI. Votre rôle ne consiste qu’à toucher les bénéfices de votre placement à chaque fin de mois ou fin de trimestre.

On peut considérer le SCPI comme un placement sur le long terme, mais dont les bénéfices sont disponibles rapidement. À titre d’information, il est possible de céder ses quotes-parts, de les revendre ou de les donner en héritage. Par contre, vous ne pouvez hypothéquer.

  • Plusieurs possibilités de marché

Enfin, les SCPI peuvent vous proposer plusieurs marchés. Outre les biens à usage privés, vous avez les vitrines de vente, les locaux professionnels, les parkings, les établissements spécialisés, etc.

Quitte à se lancer dans la pierre papier, autant éviter les locations de bien à usage privé. Ces derniers ont souvent du mal à être loués. Par contre, poussés par une tendance à l’entreprenariat, les vitrines de vente et les locaux professionnels sont très plébiscités en France depuis quelques années. Les agences SCPI n’auront pas de mal à leur trouver des locataires. Dans ce cas, choisissez un bien qui profite d’un bon emplacement.

Les prestataires de services sont généralement attirés par les biens au premier plan. Ils profitent d’une meilleure visibilité, ce qui peut être crucial dans la prospection et dans les stratégies marketing de l’entreprise. Dans le parc immobilier du SCPI, vous aurez l’embarras du choix. Il parait toutefois nécessaire de souligner que le prix de la quote-part peut varier d’un bien à un autre en fonction de sa qualité.

Selon quelques recherches, il semblerait aussi qu’en France, on assiste à un vieillissement de la population. Ainsi, on prévoit une augmentation des demandes dans les établissements spécialisés. Ce peut être un marché juteux.

Acheter dans la nue-propriété : quelques bénéfices à ne pas minimiser

Une nouvelle tendance commence aussi à faire parler de lui dans le domaine de l’investissement immobilier en France : la nue-propriété. Que vous ayez envie d’assurer l’avenir de vos enfants ou simplement besoin de diversifier votre patrimoine, ce peut être une bonne alternative.

  • Un terrain nu coûte moins cher

Acheter en nue-propriété peut présenter des avantages économiques. En effet, selon les recherches, le prix du m2 dans ce cas sera bien moins cher que celui d’une maison les clefs en main.

Toutefois, comme pour n’importe quel bien immobilier, le prix peut varier d’un patrimoine à un autre et en fonction de la région. Dans les grandes villes de France, le m2 se négocie entre 3 000 et 8 000 euros, contre 1 500 à 5 000 euros dans les petits villages.

En outre, sachez qu’un terrain peut coûter plus cher si celui-ci est déjà prêt à bâtir. C’est-à-dire que vous n’avez plus de travaux d’aplanissement à faire.

  • On peut louer nu ou faire construire

Un terrain nu laisse plus de place à la créativité. Vous pouvez le mettre en location directement. Ainsi, vous ne payerez que les taxes pour la détention du terrain et les impôts sur les revenus que vous touchez via ce dernier. Les locataires s’arrangent avec le fisc pour les participations sociales en fonction de leur activité. Ce peut être une culture, une exploitation industrielle, voire une maison, etc.

Le bail pour la location d’un terrain nu ressemble à s’y méprendre avec les contrats de location de bien immobilier classique. Chaque partie devra respecter un délai de préavis quand il voudra le résilier.

Outre la location, vous pouvez aussi faire bâtir un immeuble sur votre terrain. Si vous savez vous y prendre, le projet devrait coûter moins cher que d’acheter une maison clef en main. Il suffit d’engager des artisans indépendants pour chaque partie de la construction et un maître d’ouvrage pour surveiller le chantier.

  • Se faire aider des courtiers pour trouver sa future acquisition

Comme pour n’importe quel projet d’investissement immobilier, il vous faudra l’aide d’un courtier pour trouver le terrain idéal à acquérir. Les critères varient en fonction de l’objectif de votre placement. Si vous comptez par exemple faire construire, on vous conseille les terrains déjà préparés en ce sens.

L’emplacement, la taille, les caractéristiques du sol, etc. sont des détails que vous devez prendre en considération. Ne vous laissez pas duper par la modicité du m2. Il y a par exemple des terrains qui sont spécifiquement faits pour les cultures.

D’autres sont plus en adéquation avec un projet de construction. L’avis d’un expert en la matière vous sera utile pour faire le tri entre toutes les propositions, en plus de prendre le temps de visiter les lieux. Certes, les photos peuvent vous aider à vous faire une idée sur l’état des lieux, mais rien ne vaut une visite physique.

En moyenne, une transaction de vente d’un terrain nu prend 3 à 4 mois. Tout dépend de la vitesse à laquelle votre crédit a été accepté et de la latence auprès de la mairie pour l’enregistrement des papiers.

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