Avec ses plages paradisiaques, sa culture vibrante et son climat ensoleillé toute l’année, le Mexique attire de plus en plus d’investisseurs étrangers.

Investir dans l’immobilier à l’international nécessite de bien comprendre la fiscalité locale. Chaque pays a ses propres règles, et le Mexique ne fait pas exception.

Avant de vous lancer dans l’achat d’une propriété mexicaine, plongeons dans les impôts, taxes et autres considérations fiscales qui pourraient influencer votre revenu et votre taux de retour sur investissement.

Le marché immobilier mexicain : un eldorado pour les investisseurs

Un marché en pleine expansion

Le Mexique s’impose comme une destination de choix pour les investissements immobiliers. Sa proximité avec les États-Unis, son climat agréable et sa culture omniprésente attirent un nombre croissant d’investisseurs étrangers.

Le marché immobilier mexicain a connu une croissance régulière ces dernières années, soutenue par une économie relativement stable et un tourisme en plein essor.

Des opportunités à saisir

Pour ceux qui envisagent d’acheter une propriété au Mexique, les opportunités sont nombreuses. Les prix des biens immobiliers sont encore compétitifs par rapport à ceux des marchés européens ou nord-américains, ce qui permet d’envisager un bon retour sur investissement.

Le gouvernement mexicain a mis en place plusieurs mesures incitatives pour attirer les investisseurs étrangers. La flexibilité des lois immobilières permet aux non-résidents de posséder des biens, en particulier dans des zones désignées comme la Riviera Maya. L’ouverture de ces marchés aux étrangers stimule la demande et, par conséquent, la valeur des propriétés.

Comprendre la fiscalité immobilière au Mexique

Les bases de la fiscalité mexicaine

Avant d’investir, il est essentiel de bien comprendre le système fiscal mexicain, qui présente des particularités. Dans le cadre d’un achat immobilier, plusieurs taxes et impôts entrent en jeu, et il est nécessaire d’être bien informé pour éviter les mauvaises surprises.

Impôts à l’achat

Lors de l’achat d’une propriété, vous devrez vous acquitter de divers frais, notamment :

  • Droits de mutation immobilière : équivalents aux frais de notaire dans d’autres pays, ces droits varient généralement entre 2% et 5% de la valeur de la propriété.
  • Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) : appliquée uniquement sur les biens neufs, elle s’élève à 16%.
  • Frais d’enregistrement : pour que la propriété soit légalement reconnue sous votre nom.

Fiscalité en cas de revenu locatif

Si vous envisagez de louer votre bien pour générer des revenus, vous devrez déclarer vos gains et payer des impôts sur leurs montants nets.

Voici quelques éléments à considérer :

  • Impôt sur le revenu : calculé selon la tranche de revenus. Les propriétaires doivent être conscients des déductions potentielles qui peuvent réduire leur charge fiscale.
  • Impôt foncier : calculé en fonction de la valeur cadastrale de la propriété, il est généralement faible par rapport à d’autres pays.

Les implications fiscales pour les investisseurs étrangers

Une compréhension nécessaire de la législation

Investir dans l’immobilier à l’étranger implique de se familiariser avec les lois fiscales locales. Le Mexique, soucieux d’attirer les investisseurs étrangers, offre diverses options, mais il est important de connaître les obligations fiscales qui accompagnent ces investissements.

Fiscalité spécifique aux étrangers

  • Fideicomiso : Les étrangers ne peuvent pas détenir directement des terres dans certaines régions, comme les zones côtières. Un fideicomiso, ou fiducie, permet de contourner cette restriction, tout en préservant la propriété.
  • Taxes à l’expatriation : Lors de la revente, il peut y avoir des implications fiscales spécifiques pour les étrangers, nécessitant une planification préalable.

Avantages fiscaux

Les investisseurs étrangers peuvent bénéficier de divers incitatifs fiscaux pour stimuler l’investissement, notamment des réductions d’impôts pour les résidents temporaires qui établissent leur domicile fiscal au Mexique.

Importance de la taxe sur le transfert de propriété pour l’achat d’un bien immobilier au Mexique

Comme son nom l’indique, la taxe sur le transfert de propriété est imposée lorsqu’un bien est transféré d’un propriétaire à l’autre. Au Mexique, cette taxe est connue sous le nom de Impuesto sobre adquisicion de inmuebles ou ISAI.

Pour savoir quelle est la valeur de cette taxe, il faut se référer sur la valeur du bien immobilier. Notons que le bien doit être évalué par un expert certifié afin que les autorités fiscales mexicaines l’acceptent. Cette étape est de rigueur étant donné que la valeur d’un bien peut fluctuer rapidement.

La taxe sur le transfert de propriété s’élève à 2% du prix du bien immobilier. Ce pourcentage peut varier entre 1% et 5% en fonction de la localisation du bien. La fiscalité pour un investissement immobilier peut être différente d’un État à l’autre.

Les avantages fiscaux sur la taxe foncière annuelle

La taxe foncière annuelle s’appelle El Impuesto Predial au Mexique. Cette taxe doit être acquittée dès que l’acheteur devient propriétaire du bien immobilier. Comme tous les autres impôts au Mexique, il faut prendre en compte la valeur du bien ainsi que son emplacement afin de savoir le montant de la taxe.

Le délai de paiement

Normalement, la taxe foncière doit être payée une fois par an, avant la fin du mois de mars. Il est important de se souvenir de ce délai de paiement car dépassé cette date, il pourrait y avoir des pénalités.

Par ailleurs, les autorités fiscales n’envoient pas de préavis aux contribuables. Ces derniers doivent prendre une initiative pour savoir le montant qu’ils doivent payer.

Pour cela, ils doivent s’approcher du centre fiscal de leur région ou s’introduire sur le site mexicain des impôts ou Servicio de Administracion Tributaria. Ensuite, il est possible d’effectuer un paiement en ligne.

Les avantages fiscaux

Le montant de la taxe foncière annuelle peut être remisé sous réserve de quelques conditions. La meilleure option reste le paiement en avance.

Pour un paiement effectué avant le mois de décembre, la remise s’élève à 25%. Lorsque l’acquittement est effectué avant le mois de janvier, la remise devient 20%.

La taxe sur la valeur ajoutée ou TVA pour les locations immobilières

Au Mexique, le paiement de la TVA n’est pas seulement destiné à l’achat d’un bien. La location immobilière doit également respectée cette règlementation. La TVA sur les locations immobilières se nomme également El Impuesto al Valor Agregado ou IVA.

Le montant de la TVA

Plus précisément, la taxe est prélevée sur le revenu issu de la location. Celle-ci s’élève à 16%. La TVA sur le loyer est imposée que ce soit pour une location à long terme ou pour une location saisonnière.

Le versement de la TVA se fait au même moment que la déclaration des impôts. Les propriétaires de logement loué l’effectuent auprès du gouvernement mexicain.

La différence entre l’impôt sur le revenu locatif pour les résidents et les non-résidents

A part la TVA, l’investissement en immobilier locatif est également soumis à un impôt sur le revenu. Le taux d’imposition va être différent en fonction du statut du contribuable. Cette dépense ne doit pas être lésinée étant donné qu’elle aura un impact considérable sur le rendement locatif.

Pour les non-résidents

Le taux d’imposition forfaitaire prélevé sur le revenu locatif pour les non-résidents au Mexique s’élève à 25%. Dans le cas où le contribuable réside dans un pays qui a signé un accord concernant une double imposition avec le Mexique, l’imposition n’est valable que dans le pays de résidence fiscal. Cette règlementation est valable pour la France. Grâce à cet accord, le propriétaire ne paie qu’un seul impôt.

Pour les résidents

Il est tout d’abord important de savoir qu’une personne est dite résidente lorsqu’il séjourne dans un pays au-delà de 183 jours dans une année. Si votre séjour au Mexique respecte cette loi, vous pouvez avoir un statut de résident.

Au Mexique, le taux d’imposition sur les revenus locatifs évolue avec le temps. Celui-ci va dépendre du montant total des revenus locatifs. L’impôt sur le revenu locatif s’élève donc entre 1,92% et 35%.

Pour un propriétaire de bien immobilier qui est loué au Mexique, il est possible de faire baisser l’impôt sur le revenu locatif. Pour ce faire, il suffit d’enlever certaines dépenses courantes.

On peut citer par exemple les frais de services publics, les réparations du bien, les services de nettoyage et les frais de marketing. Le coût du mobilier peut aussi être déduit des revenus locatifs.

La fiscalité liée à la vente d’un bien immobilier au Mexique

Comme tout autre pays, la vente d’un bien immobilier au Mexique est soumise à des impôts. La règlementation va, cependant, varier en fonction du statut du contribuable. De toutes les façons, la loi exige le paiement d’un impôt sur les plus-values au moment de la vente d’un bien immobilier.

L’impôt sur les plus-values

L’impôt sur les plus-values pour les non-résidents s’élève à 25% si celui-ci est prélevé sur le bénéfice brut. Ce pourcentage s’élève à 35% si l’impôt est prélevé sur le bénéfice net. Pour les résidents mexicains, l’impôt sur les plus-values est de l’ordre de 30%.

Pour les résidents, il est possible de diminuer le montant de l’impôt en améliorant les caractéristiques de leur propriété. Il s’agit d’un bénéfice significatif dans le cas où un investisseur achète un bien immobilier qu’il va ensuite vendre après la réalisation de plusieurs travaux.

L’intervention d’un fiscaliste

Si vous avez un projet pour vendre un bien immobilier au Mexique, il serait plus judicieux de se faire accompagner par un fiscaliste.

Ce dernier est en mesure de vous faire savoir tous les différents types de taxes auxquelles la transaction sera soumise.  Il pourra ensuite vous renseigner sur  les procédures à suivre.

Un fiscaliste pourra également vous donner des stratégies pour que la vente de votre bien immobilier soit éligible pour une réduction d’impôt.

La fiscalité mexicaine sur les biens hérités

Avoir un bien immobilier au Mexique représente un grand avantage que vous souhaitez investir ou non.

L’héritage d’un bien immobilier au Mexique

Parmi les privilèges d’un investissement immobilier au Mexique, il y a l’absence de taxe pour les biens hérités. En d’autres termes, la valeur totale du bien peut être transmise aux héritiers sans payer la moindre taxe.

Grâce à cet avantage, il est possible de s’offrir des biens immobiliers inestimables au Mexique sans se soucier de la taxe lors de la succession. Plus précisément, nous parlons de l’impôt sur la propriété.

L’héritage d’un bien immobilier en France

Pour vous donner une idée sur l’importance de cette loi, prenons la fiscalité des biens hérités en France. Les droits de succession peuvent en effet aller jusqu’à 60% de la valeur du bien. Le taux va d’ailleurs varier en fonction de cette valeur. Le lien de parenté peut également avoir un impact sur ce pourcentage.

Les villes avantageuses en investissement immobilier

Vous l’avez compris, la fiscalité au Mexique peut varier en fonction de la zone géographique où le bien immobilier se situe. Par conséquent, il est indispensable de bien analyser l’emplacement du bien avant de l’acheter.

Les villes à forte demande locative sur le long terme

Les demandes locatives sont évidemment très élevées dans le centre-ville du Mexique à savoir la capitale, Mexico City. Le développement de l’immobilier dans cette région est accentué par le phénomène Nearshoring. L’attractivité industrielle du centre augmente également le besoin en logement.

Prenons l’exemple de Querétaro. Cette ville est connue pour son industrie aéronautique. Les parcs industriels représentent des investissements s’élevant à des milliards d’euros.

Les entreprises les plus influentes sont entre autres Bombardier, Safran et Airbus. Samsung et Toyota participent également au développement économique du pays.

Les villes à forte demande locative à court terme

La location à court terme représente une part considérable dans l’économie du Mexique. Le pays fait partie des endroits qui reçoivent le plus de touristes dans le monde. En chiffre, près de 50 millions de touristes visitent Mexique dans une année. Le nombre de visiteurs annuels à Cancun est de 4 millions environ.

Il faut également préciser que Mexique se situe à la 7è place des pays qui obtiennent des réservations Airbnb. En analysant tous ces chiffres, on peut profiter d’un rendement locatif très élevé lors des saisons touristiques au Mexique.

Les villes côtières

Les plages de Mexique sont considérées comme les plus belles du monde. Évidemment, ce critère attire non seulement les touristes mais aussi les investisseurs en immobilier. Les endroits les plus prisées sont entre autres l’État du Quintana Roo, Oaxaca et Jalisco.

Choisir dans quel type de bien immobilier investir au Mexique 

Avant d’effectuer un placement sur un bien immobilier au Mexique, il est indispensable de bien choisir le type de bien à acheter. La rentabilité peut, en réalité, fluctuer selon les caractéristiques du bien.

Investir dans un terrain

Si l’on veut placer de l’argent au Mexique, il n’y a rien de mieux que d’acheter un terrain. Il faut souligner que le pays ne cesse de se développer et que la valeur du terrain augmente avec le temps.

Le prix d’un terrain au Mexique sera très différent en fonction des villes. Le m2 à Mexico City est de 20 000 pesos (1 000 euros)  et dans le Chiapas ça sera dans les 1800 pesos (90 euros). Les terrains qui se trouvent au bord de la mer ou dans les régions à fortes potentielles touristiques sont évidemment plus chers.

S’engager dans une location saisonnière

Étant donné que 70% de l’économie mexicaine vient du tourisme, la location saisonnière représente une grande opportunité. Rappelez-vous, des millions de touristes visitent le pays chaque année.

De plus, la fiscalité de ces types de bien n’est pas compliquée. Il suffit de s’informer auprès d’un fiscaliste pour tirer profit de son investissement et pour trouver les bonnes stratégies. Il faut également être astucieux dans le choix de l’emplacement. Certaines villes sont plus avantageuses que d’autres.

Les dépenses à prendre en compte lors d’un investissement immobilier au Mexique

Pour investir dans l’immobilier au Mexique, il faut s’attarder sur le budget. Même si le coût de l’investissement est plus bas par rapport à d’autres pays en Europe, le montant ne doit pas être pris à la légère.

Premièrement, il faut considérer l’honoraire du notaire qui va superviser la transaction. Celui-ci est payé entre 1,5 et 2% du prix d’achat du bien immobilier. Le prix va varier en fonction du type de bien et de la difficulté rencontrée tout au long de la procédure.

Le budget doit ensuite comprendre le salaire du fiscaliste qui va vous aider dans toutes les démarches fiscales. Il ne faut pas oublier l’étude qui a pour but d’avoir la valeur du bien immobilier en question. Cette étude est connue sous le nom de Avaluo.

La constitution du fidéicomiso représente également un coût non négligeable. Enfin, les taxes et les impôts occupent une part considérable dans les dépenses. Somme toute, ces dépenses vont représenter autour de 10% du prix du bien immobilier.

Si vous souhaitez des conseils sur la fiscalité au Mexique pour y investir, merci de nous contacter par mail à leblogdelimmobiliercontact@gmail.com et nous vous mettrons en relation avec un agent immobilier français agent immobilier français certifié AMPI vivant au Mexique depuis 25 ans. Il pourra vous aider à bénéficier également d’un Visa de résidence temporaire et permanente.