Lorsqu’on envisage d’acheter un bien immobilier au Mexique, plusieurs questions se posent comme les frais de notaire. Ces frais représentent une petite part du budget à prévoir dans toute acquisition.
Quel est le véritable rôle d’un notaire ?

Au Mexique, la présence d’un notaire public est indispensable au cours d’une transaction immobilière. En effet, il s’agit d’un expert juridique qui est nommé par le gouvernement et qui a une responsabilité très importante lors de l’achat d’un bien. Généralement, c’est l’acheteur qui engage le notaire, sachant que c’est celui-ci qui paie les honoraires de l’expert.
Voici un résumé des fonctions du notaire dans ce domaine :
- Veilleur de la légalité : il s’assure que chaque document se référant à la transaction respecte les normes juridiques en vigueur sur le territoire.
- Garant de la sécurité : avant de remettre les clés de la propriété à l’acheteur, il vérifie que celle-ci n’est sujette à aucun souci judiciaire, tel un litige ou un privilège.
- Concepteur des documents officiels : l’expert élabore minutieusement, c’est-à-dire rédige tous les documents juridiques correspondant, dont l’acte de vente.
- Facilitateur : il encadre toutes les démarches relatives au transfert de propriété au profit de l’acheteur, mais aussi du vendeur.
À quoi servent les frais de notaire lors d’un achat immobilier au Mexique ?
Les frais de notaire comprennent plusieurs sommes perçues lors d’une vente immobilière. Ils ne paient pas que le notaire : ils englobent aussi des frais administratifs et des taxes immobilières. Au Mexique, leur versement garantit la sécurité juridique de la transaction car c’est le notaire qui rédige l’acte, contrôle la validité des documents et veille à l’enregistrement auprès des autorités locales.
Au Mexique, le notaire est donc un passage obligé. Il est un officier public nommé par l’État pour authentifier les actes et assurer leur validité. L’acquéreur se fie à lui pour ne pas avoir de contentieux ultérieur, notamment sur le titre de propriété. Avec ce passage chez le notaire, chaque étape de la vente immobilière se déroule selon une procédure formelle et sécurisée.
Quels sont les frais de notaire au Mexique ?
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les frais de notaire ne se résument pas à la seule rémunération de ce dernier. On y trouve plusieurs postes de dépenses. Certaines sont fixes, d’autres sont proportionnelles à la valeur du bien acquis.
Pour vous donner une idée, voici quelques-uns des principaux postes compris dans les frais de clôture d’un achat immobilier au Mexique :
● Droits de mutation immobilière (taxe de transfert de propriété)
● Frais de notaire
● Frais d’enregistrement de l’acte
● Taxes immobilières diverses
● Frais d’avocat (facultatif)
● Frais de création d’un fideicomiso/fiducie (pour les étrangers)
● Impôt foncier annuel après l’achat
Droit de mutation immobilière : comment est-il calculé ?

L’un des montants importants lors d’une transaction est le droit de mutation immobilière, aussi appelé taxe de transfert de propriété. Ce droit constitue généralement la part la plus importante des frais de notaire. Le montant précis dépend des États, mais se situe généralement entre 2 % et 4 % de la valeur cadastrale ou du prix d’achat déclaré.
Chaque collectivité territoriale applique son propre taux. Dans certains cas, le calcul se base sur la valeur la plus élevée entre la valeur marchande et la valeur cadastrale.
Les honoraires du notaire et leurs particularités au Mexique
La part revenant aux honoraires du notaire varie également en fonction du prix d’achat. En général, le taux se situe entre 0,5 % et 1,5 % du prix de vente. Le notaire peut aussi pratiquer un tarif progressif, avec une base fixe pour les petites surfaces et un montant variable en fonction de la valeur du bien.
Le notaire étant au cœur de la sécurisation des transactions, ses honoraires comprennent la rédaction des actes, mais aussi les recherches cadastrales et toutes les démarches administratives préalables au transfert de propriété.
Comment se partagent les autres frais annexes lors de l’acquisition ?
Les frais annexes à ne pas oublier lors d’un achat sont nombreux. Les droits d’enregistrement en font partie et permettent d’enregistrer le nouvel acte de propriété auprès du service du registre foncier. Le prix dépend de la région et de la superficie du bien. Ces frais varient généralement de 0,1 % à 0,5 % de la valeur déclarée.
S’y ajoutent différentes taxes immobilières perçues une fois à l’achat. Bien que ce soient de petites sommes, elles s’additionnent et contribuent à faire grimper la facture. Certaines communes peuvent demander des droits additionnels ou des taxes locales additionnelles. Demander un devis précis permet d’éviter les surprises et de prévoir exactement le coût de la transaction.
Frais d’avocat : sont-ils nécessaires lors d’une transaction au Mexique ?
Faire appel à un avocat immobilier n’est pas obligatoire au Mexique, mais de nombreux étrangers optent pour cette option pour être accompagnés à chaque étape de l’achat. L’avocat s’assure de la légalité de la transaction et de l’absence de dettes sur le bien. En fonction de la complexité du dossier ou de la situation du bien, les honoraires d’avocat sont de 0,5 % à 1,5 % du prix d’achat.
Le fideicomiso/fiducie : régime spécial pour les acquéreurs étrangers
Le fideicomiso (fiducie bancaire) s’adresse aux acheteurs non-mexicains qui souhaitent acheter dans la « zone restreinte » du pays (moins de 50 km des frontières ou 100 km des côtes).

La loi exige que le titre soit détenu par une banque mexicaine au nom de l’acheteur étranger, par le biais d’un fideicomiso. Cela entraîne des surcoûts lors de l’opération.
Il y a des coûts initiaux pour la mise en place de la fiducie (entre 1 500 et 3 000 dollars) et une redevance annuelle (souvent autour de 500 dollars). À cela s’ajoutent les frais habituels de toute transaction (notaire, frais de clôture, droits de mutation immobilière, impôts fonciers, frais d’enregistrement classiques).
Frais supplémentaires à considérer
Pour établir le budget lors de l’achat d’un bien immobilier au Mexique, il faut encore retenir d’autres frais de clôture, dont la taxe d’acquisition (ISAI) et les frais d’inscription.
La première représente entre 2 et 3 % de la valeur cadastrale ou du prix d’achat, ce qui constitue une part relativement importante de l’investissement.
Il s’agit d’une taxe unique qui est à régler au moment de la finalisation de l’achat. À noter que le taux de transfert au Mexique est largement supérieur au taux appliqué aux États-Unis, où il est généralement inférieur à 1%.
Les frais d’inscription quant à elles varient, mais ne constituent pas un lourd poste de dépenses. D’autres frais sont encore à prendre en compte, comme les frais de traduction des documents.
Quel est le pourcentage total des frais de notaire par rapport au prix d’achat ?
La somme totale des frais de notaire dépend de la région, de la valeur du bien et des modalités spécifiques à la transaction. En moyenne, il convient de prévoir entre 5 % et 9 % du prix d’achat pour couvrir l’ensemble des frais liés à la finalisation de l‘acte. Ce pourcentage englobe tous les aspects détaillés précédemment : droits de mutation, honoraires du notaire, taxes immobilières, frais de clôture, frais d’enregistrement et, le cas échéant, frais d’avocat ou charges liées au fideicomiso.
Voici une synthèse des fourchettes généralement observées :
- Honoraires du notaire : 0,5 % à 1,5 %
- Droits de mutation immobilière : 2 % à 4 %
- Frais d’enregistrement : 0,1 % à 0,5 %
- Taxes immobilières diverses : variables selon les États
- Frais d’avocat : 0,5 % à 1,5 % (optionnel)
- Frais de fideicomiso/fiducie (pour les non-résidents) : entre 1 500 et 3 000 dollars US la première année + frais annuels
L’impôt foncier au Mexique : comment est-il géré après l’acquisition ?
Après avoir réglé tous les frais de clôture liés à l’achat, le nouveau propriétaire doit s’acquitter de l’impôt foncier, appelé “predial”. Cet impôt local est dû chaque année et sert à financer les services municipaux. Son montant demeure généralement modéré par rapport à d’autres pays, même s’il varie considérablement selon la situation géographique et la valeur évaluée de la propriété.
Néanmoins, on estime que cette taxe foncière représente entre 0,1 et 0,3% de la valeur cadastrale du bien. Le mode de calcul ne se base donc pas sur la valeur marchande de la propriété. À titre informatif, dans l’État de QuintaaRoo, le taux se situe aux alentours des 0,25%. Par ailleurs, il faut savoir que l’évaluation de la valeur cadastrale des biens est généralement à hauteur de 50 à 70% de la valeur marchande, ce qui permet donc de réduire significativement l’impôt.
Le predial se paie soit en ligne, soit directement auprès du bureau des finances municipales. Le paiement est dû au cours du premier trimestre de l’année. Anticiper ce poste budgétaire évite les retards de paiement susceptibles d’entraîner pénalités ou intérêts de retard.
Il faut également savoir que certains gouvernements municipaux mexicains incitent le paiement anticipé. Dans cette perspective, les propriétaires bénéficient d’une réduction de l’ordre de 10 à 15% si le paiement est effectué dès le mois de janvier. Une mesure qui participe encore à alléger drastiquement les charges fiscales liées à un investissement immobilier.
Lorsqu’il s’agit d’un bien acquis via un trust mexicain, aussi appelé fideicomiso, la facture de la predial est adressée au trust et non à l’acquéreur. Cela sous-entend une coordination entre les deux parties afin d’éviter tout retard de paiement, mais aussi pour profiter des réductions.
Un relevé actualisé doit être demandé après l’enregistrement du bien pour mettre à jour officiellement le nom du titulaire devant les autorités fiscales compétentes et éviter toute confusion future.
Que faut-il savoir sur les frais de trust ?
Un investisseur étranger décidant d’acquérir un bien dans la zone restreinte au Mexique doit créer un trust bancaire. L’idée est de lui permettre d’acheter une maison notamment en respectant la législation locale en matière de propriété étrangère. Faire appel au fideicomiso génère bien évidemment des frais supplémentaires. En effet, la majorité des banques mexicaines appliquent des frais de mise en place initiaux compris entre 1000 et 2000 $.
Par ailleurs, opter pour ce service de fiducie engendre aussi des frais annuels avoisinant les 500 à 800 $. Ils visent à couvrir la gestion du fideicomiso, ainsi que l’exécution des obligations légales relevant du statut de propriétaire du bien.
Enfin, charge au nouveau propriétaire proprement dit de prendre en charge les frais de permis de trust à hauteur de 1000 $ en moyenne. Ces frais sont à régler auprès du gouvernement local afin d’autoriser la création du fideicomiso.
Pour rappel, ces frais relatifs au fideicomiso sont à distinguer des taxes foncières. Généralement, la durée initiale d’un arrangement en trust est de 50 ans, mais celui-ci peut tout à fait être renouvelé. Cela constitue une sécurité sur le long terme pour son investissement. D’autre part, il facilite la transmission du bien aux héritiers tout comme sa revente à d’autres étrangers.
Astuces pour optimiser les frais lors de l’acquisition d’un bien au Mexique
Si certains frais sont incompressibles, il existe des moyens de réduire la facture. Comparer les tarifs des notaires permet de sélectionner des honoraires compatibles avec son budget. Certains notaires acceptent de baisser leur pourcentage, surtout si le prix d’achat du bien est élevé et qu’il y a de la concurrence dans la région.
Parfois, exposer un montage fiscal ou bien structurer l’acquisition permet de rendre plus lisibles les droits de mutation immobilière et d’optimiser légalement leur montant sans risque de contentieux. Il peut être judicieux de faire appel à un conseiller expérimenté en immobilier mexicain, surtout si la transaction implique des spécificités comme un fideicomiso/fiducie. Une bonne préparation et une bonne anticipation permettent d’aborder chaque étape de l’achat en toute sérénité.
Taxe sur les gains en capital : de quoi s’agit-il ?

Lorsque le moment est venu de vendre son bien immobilier, le système fiscal local dispose de deux méthodes pour calculer la taxe sur les plus-values. Il est donc important de faire le bon choix, mais cela nécessite une planification minutieuse, ainsi qu’une bonne documentation.
Concrètement, la première méthode instaure un taux fixe de 25% qui est appliqué sur le montant de la transaction. Certes, celle-ci est simple, mais ne prend en compte ni le coût d’acquisition, ni les améliorations effectuées. La deuxième méthode met en place un taux de 35% sur le bénéfice réalisé. Cette fois-ci, le taux est plus élevé, mais il déduit la charge fiscale quand il question de biens achetés depuis plusieurs années ou ceux qui ont reçu d’importantes rénovations après leur achat.
Dans le cas d’un investissement étranger dans la zone restreinte, pour ne pas faire d’erreur, l’idéal est de faire appel à un comptable qui maîtrise à la fois le système mexicain et américain. Avec un minimum de planification et d’expertise, il est encore possible de bénéficier de déductions sur la charge fiscale en rapport avec les gains en capital. Ces déductions peuvent concernées les frais de notaire, les commissions immobilières et les améliorations apportées.
D’autre part, les propriétaires américains souhaitant vendre un bien acheté au Mexique doivent tenir compte des obligations fiscales de leur pays d’origine. Heureusement, le dispositif de Foreign Tax Credit est en mesure de compenser une partie de l’impôt qu’ils doivent régler aux États-Unis via les taxes payées au Mexique. En résumé, cela permet d’éviter d’être sujet à une double imposition sur les gains. Autant d’astuces à connaître pour les étrangers voulant réduire la charge fiscale en matière de propriété immobilière au Mexique.
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